Plus tard dans la semaine qui suivit, alors que William était au travail, la sonnerie de la porte d'entrée retentit. Le jeune propriétaire avait prévenu Ariane de la visite de sa mère. Il savait qu'elle viendrait pendant qu'il ne serait pas là.

Ariane abandona donc son pinceau et alla ouvrir. La femme entra, arborant un sourire chaleureux.
- Bonjours, vous devez être Ariane. William vous a surement prévenu de ma visite. Appellez moi Hélène.
Ariane inclina la tête en guise de salut et les deux femmes montèrent a l'étage pour s'assoir a la table de la cuisine.

- Je suis désolée de m'être invitée comme cela, mais j'étais vraiment curieuse de voir qui William avait accueilli chez lui. Donc si j'ai bien compris, vous vivez juste ensemble c'est ca ?
- Oui.
- Et ca se passe bien ?
- Je crois...
- Connaissant William, dans le cas contraire il vous aurait surement mise a la porte sans scrupule, sourit tristement Hélène.
- Il m'a dit que si vous vouliez venir c'était pour controler sa vie, dit Ariane sur un ton neutre.
Hélène observa son interlocutrice avec un regard a la fois blessé par ces paroles, et impressionée.
- Vous êtes une personne franche. C'est très bien. William a grandit dans le superficiel et les mensonges, je pense que votre présence dans sa vie est bénéfique.