
La jeune fille ne réagit pas vraiment, même lorsqu'il se rapprocha d'elle si bien qu'il pouvait sentir l'odeur de ses cheveux. Elle se contenta de répondre sur un ton naturel et détaché :
- Oui.
L'homme eut l'air un peu étonné de ce manque de réaction de la part de sa future proie, mais ne se laissa pas démonter pour autant.
Il l'attrapa par le bras et la fit a se retourner avec douceur.

Il sourit.
- C'est bien ce que je pensais, dit-il, vous êtes encore plus magnifique de près.
Elle ne répondit pas, affichant un air indifférent, tout cela glissait sur elle.
- Tu n'es pas bien bavarde, dit-il devant le silence de la jeune fille. Mais je peux te faire crier si tu le désires...
Ariane commençait a comprendre ce qui se passait. Elle sentait qu'il y avait un danger, quelque chose qui n'allait pas. Mais ses émotions étaient si confuse, si faible qu'elle ne pouvait réagir. Elle ne pouvait tenter de s'enfuir, crier, pleurer. Elle était complêtement vulnérable. Et le pire était qu'elle commençait a avoir conscience de cet handicap.